jeudi 5 février 2026

Les 7 habitudes de Stephen R. Covey… et le karaté

Ce qui m’intéresse dans le karaté, c’est qu’il construit d’abord une solidité intérieure… puis une vraie qualité de relation aux autres.

En relisant le best seller de Stephen Covey « Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent », j’ai retrouvé exactement cette progression.


La « victoire intérieure »


Trois habitudes permettent de construire une victoire intérieure — une forme d’indépendance face aux événements extérieurs :


• savoir dès le départ où l’on veut aller

• être proactif

• donner la priorité aux priorités


Je vois un parallèle évident avec la progression en karaté : au fil des années, le pratiquant développe une autonomie technique, physique et mentale. Il apprend à moins dépendre des circonstances, et à se construire un axe, une discipline, une stabilité.


La « victoire publique »


Trois autres habitudes visent une victoire publique : le chemin de l’interdépendance, où la qualité du lien humain change tout :


• penser gagnant-gagnant

• chercher d’abord à comprendre avant d’être compris

• profiter de la synergie


Là aussi, le karaté offre une illustration très concrète de cette logique. Plus on avance, plus on comprend qu’on ne progresse réellement qu’avec les autres : le senseï, les partenaires, les corrections, les encouragements…

À un certain niveau, on ne « réussit » pas seul : on réussit grâce à la qualité des synergies créées au dojo.


La 7e habitude : « aiguiser la scie »


Enfin, la 7e habitude soutient toutes les autres : développer ses capacités physiques, intellectuelles, émotionnelles et spirituelles. Autrement dit : continuer à s’entretenir, se renforcer, se recentrer, s’élever.


Une illustration remarquable en kata


Dans la vidéo ci-dessous, la prestation de l’équipe féminine japonaise en kata (finale mondiale 2006) me semble être un bel exemple de ces principes :


• Indépendance : chaque pratiquante est stable, autonome, présente, solide dans ses appuis et dans son mental.

• Synergie : pourtant, on ne voit pas trois personnes « ensemble » ; on voit une seule intention, un seul rythme, une cohérence collective.


C’est précisément cette tension féconde entre autonomie individuelle et puissance du collectif - indépendance et interdépendance - que Covey met en lumière.

Et c’est aussi, à sa manière, une définition très concrète de ce que l’on cherche au dojo.






📍Cours de Karaté et Pleine Conscience à Bruxelles, chaque dimanche 13h00 et mercredi 17h00 – Centre Sportif de la Forêt de Soignes (Adeps Auderghem)
➡️ karate.odoo.com

jeudi 29 janvier 2026

Quand deux maîtres s’affrontent

🥋 Tokyo, années 1920. Deux Okinawaïens contribuent à installer le karaté sur le continent, mais avec des priorités différentes.

Gichin Funakoshi (à l’origine du Shotokan) pousse une pratique plus éducative, structurée, “présentable” et transmissible.

Chōki Motobu, lui, met en avant un karaté de courte distance, pragmatique, centré sur l’efficacité et le contact.

Ce n’est pas seulement une rivalité de personnes : c’est un désaccord sur ce que le karaté doit devenir.


Et forcément, cette tension finit par produire des histoires de duel — la plus célèbre mettant Funakoshi et Motobu face à face.


🥊 L’étincelle documentée, c’est l’épisode du “boxeur étranger”. Un combat a lieu à Kyoto (souvent daté de novembre 1922 dans les récits), puis une version très diffusée apparaît dans la presse grand public, notamment dans le magazine King, en septembre 1925. Cette publication contribue à faire connaître le karaté bien au-delà des cercles d’initiés.


📰 Et là, le détail qui envenime tout : l’illustration. Plusieurs récits historiques rapportent que l’article a été accompagné de dessins qui ressemblaient davantage à Funakoshi (ou utilisaient des postures associées à ses publications), ce qui a nourri l’idée d’un “crédit volé” — intentionnel ou non. Dans un monde où la réputation fait tout, l’erreur (ou la substitution) devient explosive.


🔍 Ensuite, la légende s’emballe — et elle nomme Funakoshi.

Dans les récits de dojo, la version la plus racontée est celle d’une confrontation Motobu vs Funakoshi: Motobu serait allé “tester” Funakoshi à Tokyo, avec saisie, déséquilibre, kake-kumite… et, dans certaines variantes, une scène tournée en humiliation.

Mais quand on revient aux témoignages attribués à Motobu, il est surtout question d’un autre Okinawaïen enseignant à Tokyo, sans identification explicite. C’est là que la tradition orale a fait son travail : elle a nommé, simplifié, dramatisé.


🎯 Et nous, au dojo, le drama, on ne s’en préoccupe pas !

La vraie question c’est : quelles sont les spécificités de la méthode de Motobu, et comment on les entraîne ?






















📍Cours de Karaté et Pleine Conscience à Bruxelles, chaque dimanche 13h00 et mercredi 17h00 – Centre Sportif de la Forêt de Soignes (Adeps Auderghem)
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mercredi 14 janvier 2026

Repères

La vie ne se construit jamais à partir d’un seul facteur.

Elle est faite de rencontres, de circonstances, de transmissions, de blessures aussi, et parfois de chances précieuses.


Avec le recul, j’ai compris que j’ai eu une chance déterminante :
celle d’avoir reçu très tôt un amour clair, solide, indiscutable.
Même lorsqu’il n’était plus physiquement présent, il continuait d’exister comme un appui intérieur.


J’ai également reçu des repères.
Une exigence morale, une certaine idée de la bonté et de la tolérance.
Mais surtout une invitation à penser par soi-même, à garder un esprit critique, à ne pas confondre force et rigidité.


Aucune méthode, aucune pratique ne peut remplacer cela.
Ni l’amour reçu, ni les relations humaines, ni les valeurs transmises ne se fabriquent par un simple exercice.

Et ce socle n’est pas égal pour tous.


En revanche, il existe des outils qui peuvent aider à traverser certains moments clés.
Pour moi, le karaté  - et notamment le travail autour de Tensho - a été l’un de ces supports.
Pas une solution. Pas un but.
Mais un moyen de m’ancrer, de faire baisser la pression, de retrouver un point d’appui lorsque c’était nécessaire.


Les livres, les échanges et les réflexions m’ont beaucoup appris.

Mais ce qui s’est réellement ancré s’est construit, pour moi, dans la répétition, parfois ingrate, du travail au dojo.


Avec le temps, ces pratiques m’ont surtout appris à m’ancrer davantage,
à clarifier mes intentions, même sans certitude,
à avancer avec une détermination simple, sans me durcir,
et à cultiver une certaine légèreté.


Une légèreté qui n’est ni une fuite ni un refus de la réalité.
Mais une manière de rester ouvert, ajustable et lucide face aux tensions et aux conflits.


C’est dans cet esprit que j’enseigne le karaté au Pinando Ryu :
un karaté exigeant et profondément martial, ancré dans le travail rigoureux des katas, de leurs applications, des distances et du combat,
où la précision, la maîtrise de soi et la lucidité donnent tout leur sens à l’efficacité.


Les chemins sont multiples. Aucun n’est supérieur aux autres.
Mais lorsque l’on peut développer des appuis intérieurs solides, la vie - même difficile - peut être vécue avec un peu plus de justesse, de liberté intérieure et d’humanité.






















Cours chaque dimanche à 13h00 (et mercredi à 17h00) – Auderghem .

mardi 6 janvier 2026

La légende

🥋 Pourquoi Motobu Chōki est-il devenu si populaire ?

Parce que son histoire ressemble à un véritable film de cinéma…

Il y a un noyau de faits rapportés par la presse, et autour, beaucoup de récits transmis, transformés et amplifiés.


🥊 À Kyoto, en novembre 1922, Motobu Chōki a 52 ans. Beaucoup le prennent pour un “ancien”. L’histoire raconte pourtant qu’il défie et met rapidement au sol un boxeur étranger, plus jeune et plus grand, en quelques instants.


📰 Le récit se diffuse grâce aux magazines grand public, devient une histoire que tout le Japon se répète, et une réputation se construit : celle d’un combattant redouté, nourrie par des témoignages répétés, difficiles à démêler aujourd’hui.


🔎 À noter : l’illustration publiée à l’époque pour représenter ce combat montre en réalité Gichin Funakoshi* à la place de Motobu — un détail révélateur de la manière dont la presse a façonné et parfois déformé le récit.

Cette confusion n’a d’ailleurs fait qu’alimenter la rivalité entre Motobu et Funakoshi.

Mais ceci est une autre histoire…


🎯 Quoi qu’il en soit, au-delà de la légende, sa méthode de combat risque de bien nous intéresser…


*Gichin Funakoshi est à l’origine du karaté Shotokan




Cours de karaté de ce mercredi à Bruxelles (Auderghem) : le programme



📍Cours de Karaté et Pleine Conscience chaque dimanche 13h00 et mercredi 17h00 – Centre Sportif de la Forêt de Soignes (Adeps Auderghem)
➡️ karate.odoo.com

mercredi 31 décembre 2025

✨ Bonne année 2026 !

Un dimanche au club Pinando Ryu (vidéo) :

du karaté, du focus et une super ambiance.


Envie de t’y mettre ?

👉 1er cours gratuit


📍 Cours

• Dimanche 13h00–14h30

• Mercredi 17h00–18h00


📌 Centre Sportif de la Forêt de Soignes

Salle M — Auderghem


ℹ️ Pratiquer le karaté à Bruxelles (Auderghem)

Toutes les infos 👉 karate.odoo.com







mardi 30 décembre 2025

Choki Motobu

🥋 J’ai décidé de publier une petite série d’articles sur Chōki Motobu (1870–1944), figure majeure du karaté d’Okinawa, souvent associée à une approche très “jissen” (efficacité en contexte réel).

📚 Ce ne sera pas un travail académique : l’idée est de proposer une lecture agréable et intéressante, avec des repères simples et directement applicables au cours.

💥 Au Pinando Ryu, on travaillera des exercices inspirés de cette logique : courte distance, entrée dans la garde, contrôle + frappe “sans deux temps”, gestion du timing.

🔍 L’un des objectifs est d’apporter un éclairage concret sur nos kata et leurs applications (angles, rythme, coopération des deux mains) pour passer de la forme… au sens.

🥋 Je veux ainsi enrichir notre pratique en club et avancer, avec vous, sur le chemin du karaté.

Sensei Patrice


















📍 Cours de Karaté et Pleine Conscience chaque dimanche 13h00 et mercredi 17h00 – Centre Sportif de la Forêt de Soignes (Adeps Auderghem)
➡️ karate.odoo.com

vendredi 19 décembre 2025

Les cours du dimanche sont maintenus pendant les fêtes de fin d’année

Les cours du dimanche sont maintenus pendant les fêtes de fin d’année.

Il n’y aura pas cours les mercredis 24 et 31 décembre 2025 (jours de réveillon).
















📍 Cours de Karaté et Pleine Conscience chaque dimanche 13h00 et mercredi 17h00 – Centre Sportif de la Forêt de Soignes (Adeps Auderghem)
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jeudi 6 novembre 2025

Clés, amené au sol : ne force pas ! Crée d’abord le déséquilibre.

Un empi uchi sur le coude, la rotation du poignet, reproduisant un peu le mouvement d’une bielle… et tout le reste se fait presque tout seul.

La clé (type ikkyo ou ude osae), puis l’amené au sol, suivent naturellement le mouvement déjà engagé dans le sens du déséquilibre.


Quand le geste est juste, la force devient beaucoup moins nécessaire.


📍 Cours de Karaté et Pleine Conscience chaque dimanche 13h00 et mercredi 17h00 – Centre Sportif de la Forêt de Soignes (Adeps Auderghem)

➡️ karate.odoo.com




lundi 3 novembre 2025

Karaté tous les mercredis à Auderghem (Sud de Bruxelles, proche de Watermael-Boitsfort, Ixelles, Etterbeek, Woluwé…)



🕐 Cours chaque dimanche à 13h00 et mercredi à 17h00

📍 Au Centre Sportif de la Forêt de Soignes – Bruxelles (Adeps Auderghem)